Le réseau pour engager les hommes dans l'égalité professionnelle femmes-hommes

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Hommes et femmes : nous avons tous intérêt à l’égalité !

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une autre stratégie pour réaliser l’égalité professionnelle entre hommes et femmes 

Il y a 5 ans, le 13 juin 2013, était lancé chez Orange le premier réseau pour engager les hommes en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Rejointe depuis par 10 grands groupes français, cette initiative par certains aspects paradoxale, continue de prendre à rebours les approches habituelles en matière de politique d’égalité professionnelle.

S’appuyer sur les hommes pour réussir l’égalité au lieu de leur faire la guerre ? La logique Happy Men Share More tombe pourtant sous le sens.

Toutes les politiques menées en faveur de l’égalité professionnelles qui n’ont visé ou impliqué QUE les femmes ont commis la même erreur de stratégie : elles ont certes contribué à arrondir les angles, mais pas à résoudre le problème. Partout, les progrès plafonnent. En effet, si mettre un terme aux inégalités ne dépendait QUE des femmes, cela voudrait dire que, en creux, on les considère responsables de leur discrimination professionnelle. Les femmes n’auraient qu’à changer, se mobiliser, prendre confiance, oser, devenir plus assertives, déconstruire leurs stéréotypes, et les discriminations professionnelles qu’elles subissent disparaîtraient comme par enchantement. Sauf que çà ne marche pas comme ça, ni en France, ni nulle part.

Ce ne sont pas les femmes qu’il faut changer, mais les conditions de l’articulation entre vie professionnelle et vie privée, pour les hommes comme pour les femmes. Pour réussir l’égalité professionnelle, il faut que les comportements, les pratiques managériales et l’organisation du travail soient transformés pour permettre aux hommes comme aux femmes, de réussir leur vie professionnelle ET leur vie privée, sans nécessairement devoir sacrifier l’un à l’autre.

Et là, force est de constater que c’est rarement le cas : il reste beaucoup plus compliqué pour les femmes que pour les hommes d’accéder aux responsabilités professionnelles, tout simplement parce que, statistiquement, ce sont elles qui assument la majeure partie des responsabilités familiales. Et que ça n’a que peu ou pas évolué depuis 20 ans. Si les femmes ont désormais acquis le droit de faire reconnaître leurs besoins de vie privée au cœur de leur vie professionnelle, elles le payent cher professionnellement.

Toute l’inégalité d’accès aux responsabilités repose sur une réalité cachée : pour assumer des responsabilités et tout ce qui y est lié en terme de disponibilité, de mobilité et d’horaires de travail, il faut en fait, de fait, bénéficier d’un conjoint qui assure principalement l’intendance familiale. Or ce conjoint est le plus souvent une conjointe.

L’inégalité n’est donc pas tant dans la psychologie des femmes, que dans une réalité objectivement inégalitaire: l’accès aux responsabilités est encore de fait majoritairement réservé aux hommes dont la femme assure l’intendance privée et notamment familiale.

Pour changer cela, il faut imaginer et construire une organisation du travail qui permette à tous, hommes comme femmes, de mener de front vie professionnelle et vie privée. Une organisation plus efficace, confiante et agile, fondée sur l’intelligence, l’initiative et la responsabilité individuelle de tous les collaborateurs.

Et là on parle de tout autre chose : il ne s’agit plus de guerre des sexes ou d’égalitarisme, mais de fermer le robinet du gâchis des talents et d’ouvrir celui de l’innovation managériale. On parle d’inventer le management moderne, celui de la seconde moitié du 21ème siècle.

Pour imaginer et mettre en œuvre ces nouvelles manières de travailler, il faut bien sûr une volonté affirmée des dirigeants et quelques principes de base. Mais après, l’essentiel passe par les individus. C’est là le point clef, la condition sine qua non du succès. Nous sommes tous personnellement acteurs du problème et de sa solution. Chacun doit donc changer son regard et transformer ses pratiques et comportements, dans la sphère professionnelle comme dans la sphère privée; chacun doit être amené à identifier son propre espace de liberté et prendre l’initiative de son terrain de changement. Faire un pas en avant, expérimenter, se rendre compte que c’est possible et que ça marche, puis faire un autre pas, puis d’autres encore.

L’égalité professionnelle est toujours le produit d’une mutation du travail, qui passe par une mobilisation de l’intelligence, de l’initiative et de la responsabilité de chaque collaborateur. Cette mobilisation justifierait à elle seule l’intérêt de l’entreprise pour l’égalité. A l’heure de l’intelligence artificielle et du numérique, c’est sur les hommes et les femmes, c’est sur la fierté d’individus capables de se transformer pour transformer leur travail que se construira la véritable agilité collective. Il ne suffit pas de répéter qu’il n’y a de richesses que d’hommes, il faut le faire en vrai. Elle est là la nouvelle performance à trouver dans les entreprises, celle de la seconde moitié du 21ème siècle.

C’est pour cela que le réseau Happy Men Share More a été créé il y a 5 ans : pour réaliser cette mutation du travail dont l’égalité résultera. Pour cela, on a besoin de l’engagement de tous les collaborateurs, hommes et femmes. Mais on a encore plus besoin des hommes que des femmes, car les hommes occupent aujourd’hui beaucoup plus de postes de pouvoir que les femmes : ce sont donc eux qui peuvent le plus actionner les leviers de la transformation ; ils sont aussi appelés à assumer d’avantage de responsabilités au sein de leur vie familiale car le temps des couples obéit à une logique de vases communicants : si les femmes sont plus disponibles dans leur vie professionnelle, il faut bien que les hommes le soient d’avantage dans la vie privée ; enfin ils sont généralement moins conscients que les femmes du pourquoi et du comment des inégalités : s’ils ne se sentent pas concernés, leur passivité constituera une résistance aux évolutions.

Le réseau Happy Men Share More s’est spécifiquement donné l’objectif d’engager les hommes pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Cette transformation permettra aux hommes, en retour, de faire reconnaître leurs besoins de vie privée et de contribuer à construire des organisations de travail agiles et performantes. Demain, tous, hommes comme femmes, doivent pouvoir s’engager dans leur travail tout en répondant à leurs besoins essentiels de vie privée. L’enjeu concret de l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, c’est un double abolissement du plafond de verre des femmes et du plancher de verre des hommes. C’est aussi pour les entreprises et les organisations un enjeu de performance sociale et économique.

Au sein de ce réseau innovant, des centaines d’hommes se mobilisent en lien étroit avec les responsables égalité, DRH, sponsors et réseaux de femmes de leur entreprise. Réunis au sein de cercles Happy Men Share More, ils expérimentent une parole libre et approfondissent la question de l’égalité professionnelle. Le Forum annuel interentreprises Happy Men Share More permet des rencontres et témoignages d’une exceptionnelle qualité, tout en développant une autre manière d’aborder la question de l’égalité.

Après 5 ans d’expérience et d’apprentissage, le réseau Happy Men Share More est devenu une formidable structure de transformation au service de l’égalité professionnelle des hommes et des femmes, de la performance des entreprises et du progrès de la société tout entière.

Happy Birthday Happy Men Share More !

 

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